Depuis quelques années, la photobiomodulation (PBM), également connue sous le nom de thérapie par lumière laser ou LED de basse intensité (LLLT), s’impose comme une approche non invasive prometteuse pour soutenir la régénération tissulaire et améliorer la qualité de vie des patients, ce qui intéresse tout particulièrement NO TABOO pour les améliorations post traitement.
Qu’est-ce que la photobiomodulation ?
La photobiomodulation repose sur l’utilisation de lumières rouges ou infrarouges (généralement entre 600 et 1 000 nm) capables de pénétrer les tissus biologiques sans provoquer d’échauffement ni de lésions.
Cette lumière est absorbée par les mitochondries, les centrales énergétiques des cellules, stimulant ainsi la production d’ATP (énergie cellulaire), la libération de facteurs de croissance et la modulation des processus inflammatoires.
En d’autres termes, la lumière agit comme un “réveil cellulaire” : elle favorise la réparation, réduit la douleur et améliore la micro circulation locale.
La mucite et les douleurs pelviennes
Les traitements anticancéreux, en particulier la radiothérapie, provoquent fréquemment des inflammations des muqueuses vaginales, rectales ou urinaires.
La PBM a démontré une réduction significative des douleurs et des inflammations muqueuses, accélérant la cicatrisation et diminuant le recours aux antalgiques.
La sécheresse et la fibrose tissulaire
Les tissus irradiés perdent leur souplesse et leur capacité à se régénérer. La photobiomodulation, en stimulant la néoangiogenèse (formation de nouveaux vaisseaux) et la synthèse de collagène, contribue à restaurer l’élasticité et la trophicité des tissus pelviens, notamment vaginaux.
Les troubles sexuels et la qualité de vie
Chez les femmes comme chez les hommes, les séquelles pelviennes peuvent altérer la fonction sexuelle et l’estime de soi. Des études pilotes montrent que la PBM peut améliorer la lubrification, réduire la douleur à la pénétration et favoriser la réhabilitation sexuelle après traitement.
Le soutien post-thérapeutique global
Au-delà du traitement des symptômes, la photobiomodulation peut accompagner la récupération globale : amélioration de la circulation, réduction du stress oxydatif, régulation immunitaire et soutien de la vitalité tissulaire.
La PBM se distingue par son excellent profil de tolérance : aucun effet secondaire grave n’a été observé, et son application est rapide, indolore et non invasive.
Cependant, en France, la PBM n’est pas encore inscrite à la nomenclature de l’assurance maladie, ce signifie qu’elle n’est pas remboursée sauf lorsqu’elle est réalisée dans le cadre hospitalier intégré à un protocole de soins ou de recherche.
Plusieurs essais cliniques, notamment en oncologie ORL et gynécologique, ont mis en évidence la sécurité et l’efficacité de la PBM dans la gestion des effets secondaires des traitements anticancéreux.
L’European Society for Radiotherapy and Oncology (ESTRO) et la Multinational Association of Supportive Care in Cancer (MASCC) reconnaissent la photobiomodulation comme une modalité de soins de support validée dans certains contextes (mucite buccale notamment), et des études étendent aujourd’hui son usage au périnée et aux organes pelviens.
